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Parlamentarische Anfragen 2009 - 2010

Question 0056 du 3 septembre 2009, M. ROTH Gilles, Question parlementaire à M. Mars Di Bartolomeo: «Manque de lits disponibles auprès de l’Institut National de Chirurgie et de Cardiologie Interventionnelle (INCCI)»


Il s’avère, qu’à l’heure actuelle, des citoyens, victimes de crises cardiaques au nord du pays ne peuvent pas être transportés en urgence et soignés directement à l’INCCI et ce en raison d’un manque de lits disponibles.
Il en résulte qu’un séjour temporaire de durée non précisée à l’Hôpital d’Ettelbrück est de mise pour les personnes concernées, sans que les soins appropriés ne puissent être prodigués en urgence.

Est-ce que le gouvernement est au courant de telles situations qui mettent gravement en danger la vie des patients concernés ?

Est-ce que le manque de lits disponibles à l’INCCI est « permanent » ou s’agit-il d’une situation tout à fait exceptionnelle ?

En tout état de cause, quels sont les moyens que le gouvernement entend déployer afin d’assurer une prise en charge immédiate des victimes de crises cardiaques par l’INCCI et cela quelque soit le lieu de résidence des victimes concernées ?



Réponse de Mars Di Bartolomeo (6 octobre 2009)


Le plan hospitalier normal ,mis en vigueur par le règlement grand-ducal du 13 mars 2009, prévoit, en ce qui concerne l’INCCI, une augmentation du nombre de lits de 15 à 20. La création de ces 5 unités nécessite toutefois une extension du site actuel.

INCCI vient de procéder à une transformation interne de son bâtiment, de sorte que la capacité en lits vient d’être augmentée de 2 unités.

L’INCCI dispose d’une salle de surveillance pré- et post -coronarographie. Par ailleurs les patients de l’INCCI peuvent encore être dirigés vers les lits de cardiologie intensive implantés au CHL.

Pour pouvoir procéder à une coronarographie en grande urgence, l’INCCI admet immédiatement les patients victimes d’une crise cardiaque, quitte à devoir régler l’attribution du lit d’hospitalisation et/ou de surveillance intensive postérieurement à l’admission.

Contacté par mes services, le directeur de l’INCCI est formel pour affirmer ne pas avoir eu connaissance de cas où, en présence d’indications de grande urgence, une admission immédiate à l’INCCI aurait été refusée.


De leur côté, ni les médecins–spécialistes en cardiologie, ni ceux en anesthésie de l’Hôpital St. Louis d’Ettelbruck, n’ont eu connaissance de tels refus portant sur un transfert immédiat vers l’INCCI, et qui auraient été prononcés au motif d’un manque de lits disponibles.

Je ne suis donc pas en mesure de partager votre inquiétude, étant donné que l’enquête menée par mes services n’a pas révélé d’anomalies dans la prise en charge médicale de patients, victimes d’une crise cardiaque dans le Nord du pays.