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Médecin référent : le principe du libre choix «violé»


La Chambre des salariés a émis de sérieuses objections au projet de règlement grand-ducal déterminant les modalités de désignation, de reconduction, de changement et de remplacement en cas d'absence du médecin référent que chaque assuré doit avoir.

Le législateur essaie de faire croire à l'opinion publique que l'assuré n'est pas obligé de recourir à un médecin référent. Mais dans le même temps, il tente de favoriser l'assuré qui conclut une convention avec un médecin référent en lui faisant bénéficier du tiers payant. Alors que l'assuré qui n'aurait pas de médecin référent devrait continuer à payer l'intégralité des honoraires en se faisant rembourser par après, s'offusque la Chambre des salariés qui y voit une tentative de manipulation.

L'idée du médecin référent existait déjà dans le projet de loi initial

Au demeurant, cette disposition apparaissait déjà dans le projet de loi initial réformant le système des soins de santé à travers le fait que l'assuré peut bénéficier dans certains cas à définir par la Caisse nationale de santé d'un remboursement préférentiel des honoraires d'un médecin spécialiste s'il dispose d'un médecin référent et que ce médecin référent lui aurait donné une prescription pour aller voir le spécialiste.

Quoi qu'il en soit, pour la CSL, tant l'introduction du tiers payant au bénéfice du patient qui recourt à un médecin référent qu'un remboursement préférentiel des prestations du médecin spécialiste à l'assuré disposant d'une prescription préalable d'un médecin référent «constituent une violation du principe du libre choix du médecin pour l'assuré et en même temps du principe du libre exercice des professions médicales ainsi que du principe de l'égalité de traitement des assurés», affirme la Chambre des salariés.

Risque d'effets pervers sur les dépenses, selon la CSL

Rien ne dit que ces dispositions n'auront pas un effet pervers de progression des dépenses de maladie: l'assuré sera en effet tenté de systématiquement consulter le médecin référent pour ... se faire prescrireune visite chez le spécialiste.

Mais ce qui fait aussi rager la CSL, c'est l'absence de précisions concernant la qualification, la formation professionnelle et la formation professionnelle continue d'un tel médecin référent.

Une absence de précisions tout aussi vraie pour la convention à conclure entre l'assuré et son médecin référent.


Source: wort.lu
Date: 01.08.2011