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Le quotidien - Mars Di Bartolomeo: «La santé n'a pas de prix, mais elle a un coût»
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Source: Le Quotidien
Date: 04.03.2009
Url:
http://lequotidien.editpress.lu/news/125/ARTICLE/2641/2009-03-04.html

Mars Di Bartolomeo: «La santé n'a pas de prix, mais elle a un coût»

 
 

C'est dans le cadre d'un petit-déjeuner organisé par la rédaction économique du Tageblatt que Mars Di Bartolomeo, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, a répondu, hier matin, aux questions des journalistes d'Editpress.


Le secteur de la santé pèse sur les dépenses publiques, c'est vrai. Il n'empêche qu'il est également capable d'«apporter beaucoup de choses». Mars Di Bartolomeo est d'avis que seul un État social est capable d'atténuer les effets d'une crise. «La santé n'a pas de prix, mais elle a un coût», a-t-il souligné.
En ce qui concerne les patients qui préfèrent se faire soigner à l'étranger, le ministre a fait savoir que ce phénomène a perdu en ampleur. Dans le domaine de la chirurgie cardiovasculaire, par exemple, les professionnels auraient «uni leurs forces» afin de proposer un service de qualité aux patients.
Alors qu'en est-il de l'accès aux soins? «S'il s'agit d'une urgence, le patient est immédiatement pris en charge», a expliqué le membre du gouvernement. Ce système est d'ailleurs devenu victime de son succès, puisque les urgences ont commencé à se retrouver congestionnées. D'où l'ouverture de trois maisons médicales.
Privilégier l'ambulatoire par rapport au stationnaire reste une priorité de Mars Di Bartolomeo. Qui a chargé ses fonctionnaires d'établir une liste des interventions pouvant être réalisées dans l'ambulatoire. Des discussions ont été entamées avec la Caisse nationale de santé, histoire de redéfinir les critères de remboursement liés à ces actes médicaux.

Un réseau de médecins «intact»


Contrairement à ses voisins, le Grand-Duché affiche plus de médecins spécialistes que de généralistes. «Le réseau de médecins est tout aussi intact que l'assistance médicale de base», a assuré le ministre.
Le projet d'une maison médicale dans l'est du pays a récemment fait l'objet d'un débat à la Chambre des députés. Sans vouloir se prononcer de manière définitive, Mars di Bartolomeo a laissé entendre que Schengen et Grevenmacher ne comptent pas parmi ses sites favoris. Echternach reste une option, mais les élus locaux n'ont pas encore frappé à la porte du ministre de la Santé. Vient encore s'y ajouter Mondorf-les-Bains, qui aura sans doute aussi son mot à dire.
Le sujet des retraites a lui aussi été abordé par le ministre. Avec une réserve de neuf milliards, l'État serait capable de payer des retraites pendant trois ans et demi, même si l'ensemble des affiliés arrêtaient de cotiser pour le fonds de pension. L'équilibre entre salariés et retraités serait, à l'heure actuelle, acceptable.
Quoi qu'il en soit, le système des retraites sera de nouveau analysé en 2012 par le gouvernement. Et Mars Di Bartolomeo défend l'idée qu'il ne faut pas attendre aussi longtemps pour agir. Il est en effet d'avis qu'il faut enfin tenir compte de l'espérance de vie, qui atteint des limites sans précédent.
L. M.


Source: Le Quotidien 04.03.2009