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Les patients et leurs droits
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Source: Le Quotidien
Date: 06.02.2009
Url: http:http://lequotidien.editpress.lu/news/125/ARTICLE/2237/2009-02-06.html


Les patients et leurs droits

 
   
 
La Patientevertriedung, une ASBL qui défend les droits des patients, tire un bilan plutôt positif de l'année 2008.
De notre journaliste Liliana Miranda

Au cours de l'année passée, les personnes ayant eu affaire à un médecin ou à un établissement hospitalier ont plus que jamais eu recours aux services de la Patientevertriedung. Plus d'un millier de personnes ont obtenu des renseignements par téléphone. Et tandis que 322 dossiers ont été clos, 278 ont été ouverts l'année passée. Par ailleurs, les salariés de l'ASBL ont mené187 entretiens individuels. «En moyenne, chaque entretien dure une demi-heure», précise le vice-président, Jean Huss.
La plupart des plaintes et des commentaires concernent toujours et encore la «qualité de la prise en charge» par les divers professionnels de la santé. Si certains patients affirment ne pas avoir été suffisamment informés, d'autres disent souffrir de séquelles dues à des erreurs médicales. Dans la plupart des cas, la Patientevertriedung tâche d'aider les personnes dans les démarches administratives (rédaction de lettres, procédures judiciaires, etc). L'accès aux dossiers des patients «s'est considérablement amélioré au cours des derniers mois», explique Jean Huss.
Depuis hier, l'ASBL dispose d'un nouveau site internet. L'adresse est la même (patientevertriedung.lu), mais le contenu a été revu de fond en comble. Parmi les principales innovations, le fait que les informations soient disponibles en français et en allemand. Un blog permet aux patients de commenter tel ou tel sujet d'actualité.
Il y a un an et demi, la Patientevertriedung a accusé le service de neurochirurgie du CHL de ne pas fonctionner correctement. Certains médecins auraient même commis de graves erreurs.
Entre-temps, le dialogue entre l'ASBL et l'hôpital en question a été rétabli. Cinq dossiers correspondant à cinq personnes qui estiment avoir été lésées sont toujours en suspens. Jean Huss avoue avoir perdu de vue les autres patients, mais se félicite des mesures menées à bien dans le domaine de la neurochirurgie. Le CHL n'est plus le seul établissement où l'on pratique cette spécialité, et les patients sont au cas par cas traités soit dans un autre hôpital luxembourgeois soit à l'étranger, si cela s'avère nécessaire.
Quoi qu'il en soit, ce dossier médiatique aurait contribué à ce que les patients s'intéressent de plus en plus à leurs droits.


Une commission qui ne répond pas aux plaintes

La Patientevertriedung continue à être représentée dans une série de commissions liées à la santé. Seul bémol, son absence au sein des commissions chargées d'évaluer la qualité des soins dans les hôpitaux. L'ASBL regrette dans ce contexte que le gouvernement n'ait toujours pas élaboré une loi sur les droits des patients.
La Commission de surveillance de la Sécurité sociale ne se réunit plus depuis juin 2006. Et ceci pose problème à la Patientevertriedung. Steve Ehmann, un des salariés de l'ASBL, illustre les difficultés rencontrées par les patients à travers l'exemple de la péridurale. Il y a plusieurs années, les autorités publiques ont interdit aux gynécologues de facturer une majoration si l'accouchement survient pendant la nuit ou le week-end. «Les médecins chargés d'effectuer l'anesthésie péridurale sont en train de suivre le même chemin», glisse Steve Ehmann. Bien qu'illégale, cette pratique continue donc à s'imposer dans les maternités pour la simple raison que la Commission de surveillance de la Sécurité sociale ne répond pas aux plaintes des patients.
La Patientevertriedung s'est aussi penchée sur la récente ouverture de trois «maisons médicales». Celles-ci permettent aux patients de consulter un médecin généraliste en-dehors des horaires de bureau. Tout en soulignant que ce concept est trop jeune pour être évalué, Jean Huss est d'avis qu'il faudra maintenir les visites à domicile.
Dans les mois à venir, l'ASBL va publier deux brochures, l'une portant sur les visites médicales, l'autre sur l'hospitalisation.
 
Source Le Quotidien 06.02.2009